Projet Boris : Journée de production pour les étudiants de 3e session en Design graphique

Cette réunion est maintenant tradition entre les étudiants du Collège Salette et ceux du Collège Marsan. Les deux clans ont allié leur force à nouveau cet automne pour développer l’image de la nouvelle gamme de parfum unisexe de la marque Boris. Immersion dans les locaux de Marsan, en pleine journée de production, où l’ambiance laissait place à la création. 

Le projet de la gamme de parfum unisexe de Boris, cette entreprise qui produit normalement des boissons alcoolisées, a été abandonné quelques années plus tôt. C’est toutefois cette idée superflue qui a été retenue par les professeurs Patrick Beauchemin (Collège Salette) et Jean Martin (Collège Marsan).

« On trouvait l’idée vraiment intéressante pour les étudiants, de retravailler une image de marque déjà très forte », souligne Patrick Beauchemin, chargé de cours et ancien étudiant du programme Design graphique du Collège Salette.

Divisés en cinq équipes, les étudiants de Salette deviennent des directeurs artistiques, chapeautés par les élèves du Collège Marsan, qui s’occupent notamment de la prise de photo et de l’éclairage. « Occuper ce rôle se fait sur une base complètement volontaire. […] C’est souvent là que tu vois ceux qui tendent à se démarquer », rapporte Jean Martin, enseignant au Collège Marsan.

Des idées originales

Entre diffuseurs, trépieds, appareils photo, ordinateurs, accessoires et fonds blancs et noirs, tous se mettent au travail. Dans le premier studio, les étudiants travaillent d’abord avec le modèle masculin, un homme qui mène une vie monotone.

« On veut faire ressortir le côté un peu fou de la personne qui va l’utiliser. On va voir la folie sortir de lui après l’usage du parfum », explique Marie-Claude Gosselin, étudiante au Collège Salette.

Dans le deuxième studio, un grand drap blanc recouvre le modèle. « On s’est inspiré de poses de statue, et on aimait beaucoup le tissu dans le logo de base [de Boris]. « Ça va être des poses avec beaucoup d’ombrages et beaucoup de blanc très intense », souligne Marie-Ève Ouellet-Quenneville, étudiante au Collège Salette.

L’équipe qui occupe le troisième studio mise davantage sur l’esthétique graphique. Le contraste entre le modèle féminin à la peau très pâle et le modèle masculin à la peau foncée, tous deux avec des traces de peinture blanche, stimule l’imaginaire. « On voulait prendre la bouteille en gros plan, puis faire une photo où l’on voit à travers elle. Le focus se fait sur les deux modèles qui se tiennent la main. Tout le reste de la photo autour sera flou », relate Mathieu Dunberry, étudiant au Collège Salette.

 

On se transporte au sous-sol de l’établissement pour accéder au studio improvisé de cette équipe qui a fait appel à un artiste du néon, François Alfred Mignault, qui sculpte le Néon. Dans un environnement audacieux, les étudiants ont utilisé une machine à fumée et la lumière rouge qui se dégageait des néons pour créer une atmosphère mystérieuse pour capturer l’image parfaite pour la publicité Boris.

« On utilise les structures de néon pour représenter une bête qui est entre l’homme et la femme, qui rejoint les deux sexes. Contrairement aux autres équipes qui ont deux modèles, un féminin et un masculin, nous on va plutôt jouer dans les teintes de couleurs pour les distinguer », raconte Cédric Perras-Joly, étudiant du Collège Salette.

Il faut se déplacer sur la rue Bourbonnière pour visiter la dernière équipe, qui s’est imaginée un studio dans la chambre de l’une des étudiantes du Collège Marsan. Dans un décor feutré, les élèves des deux écoles se concentrent d’abord sur le modèle masculin qui, casque à la main, aborde un air confiant. Le modèle féminin est pendant ce temps en préparation dans la salle de bain. Les deux mannequins, tous deux contrastant, seront mis en commun en postproduction.

En travaillant de concert, l’aboutissement du projet sert à garnir le portfolio des étudiants du Collège Salette et du Collège Marsan tout en les préparant au marché du travail.

Crédits texte et photo : Stéphanie Dupuis

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