Portrait d’une EX Salette : CLAUDINE MATTE

Actuellement directrice artistique chez Turbulent et chargée de cours au Collège Salette, Claudine Matte ne se doutait pas qu’elle allait faire carrière dans les arts graphiques, et encore moins en enseignement. Coup d’œil sur un cheminement prolifique.  

Adepte du pinceau, de la sculpture et de la matière, Claudine Matte craignait les ordinateurs. Alors que son chemin se traçait vers une carrière en arts visuels, des camarades de classe l’ont initié à l’art médiatique.

« Je me suis mise à faire de la vidéo d’art, de l’illustration par ordinateur, du son et des œuvres utilisant des médiums multiples. Finalement l’ordinateur ce n’était pas si pire que ça ! », lance-t-elle, moqueuse.

Ce n’est toutefois pas sur le coup que l’artiste se lance dans l’art graphique, milieu qui la « titillait ». Elle cofonde avec des amis d’université, provenant de diverses facultés, une galerie d’art L’art passe à l’est :

« Mes journées étaient davantage remplies de demandes de subvention et de gestion, plutôt que de création. Le milieu du Design que j’avais côtoyé à l’université me restait dans la tête », souligne-t-elle.

La chargée de cours s’est alors plongée dans la recherche d’attestation d’étude collégiale (AEC) en design graphique, puis est tombée sur le Collège Salette. « Le feeling était bon ! », se souvient celle qui a toujours été intéressée par l’image et ce qu’elle communique.

C’est ainsi que se sont entamées deux années d’études, dans un premier temps en Design graphique, puis dans un second en Design web.

Une carrière prolifique

Après avoir travaillé à son compte, l’artiste souhaitait retrouver les échanges de connaissances que suscite le travail d’équipe. C’est en agence qu’elle recouvre cette énergie et développe de nouvelles formes d’arts pour elle. « J’ai fait du print, du web, de la pub, des applications mobiles, des jeux, des expériences VR (réalité virtuelle) ou AR (réalité augmentée) », énumère-t-elle.

Ce n’est qu’après quelques années d’expérience et de nombreuses distinctions plus tard (Boomerang, The Webby Award, Sundance Film Festival, Numix, Applied Arts Magazine Design Awards) que celle qui est maintenant motivée par les projets expérimentaux et les laboratoires s’est fait appeler par le Collège Salette pour quelque chose qui allait la sortir hors de sa zone de confort : l’enseignement.

« Après mon premier cours, j’ai cru que j’étais la pire enseignante de toute l’histoire de Salette. Ensuite, le cours de la semaine suivante, j’ai constaté que les étudiants avaient compris la matière. Wow ! », se souvient la double diplômée en Design graphique et Design web du Collège Salette.

Un coup de cœur en enseignement qui dure depuis 2013 : « Aujourd’hui je réalise que les étudiants m’apportent beaucoup. Pour eux, souvent tout est nouveau. Ensemble, on développe des outils afin qu’ils puissent mener à terme leurs projets et qu’ils en soient fiers, autant au niveau visuel que technique. »

 

Texte : Stéphanie Dupuis
Crédit photo : Julie Milette

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